Un accouchement naturel

Je me suis octroyée une pause blog, pour fabriquer tranquillement ma descendance :). Mon tout petit est né le 16 mai à 12h58, il se prénomme Elio il contribue au bonheur de notre famille. J’avais hâte de vous parler de mon accouchement qui s’est déroulé de manière assez atypique pour moi.

Vous le savez sûrement j’ai passé une grossesse naturelle, et le plus possible Zéro déchet et bien bébé est pareil zéro déchet et nature !

Je vais remonter le temps, il y a un peu plus d’un mois…le jour J tant attendu, oui selon la date donné ma DPA était le 9 mai, nous savons bien que cette date peut être plus ou moins correcte, du coup je ne me suis pas inquiétée outre mesure en dépassant le terme. Ceci dit j’ai trouvé cela long, tant par mon impatience de le voir et de le serrer dans mes bras.

Nous sommes donc le 16 mai il est 6h30, je sens des contractions, tout à fait supportable, mais je me dis que c’est pour aujourd’hui, je le sens. Je me lève donc tranquillement, averti chéri, puis ma sage femme (pour qu’elle contacte l’hôpital, oui je dois accoucher en plateau technique) et je continue ma journée comme à son habitude, potager, ménage etc…et nous finissons en fin de matinée par une petite promenade, au cours de laquelle je sens que le travail va bon train. Nous prenons donc la direction de la commune voisine pour voir où en est le travail au cabinet de ma sage femme.

Je souffle et j’accueille la douleur plutôt bien en arrivant devant chez elle, il est 11h30 (de mémoire). Elle m’ausculte et me dit que nous avons le temps, je suis ouverte à 3, du coup nous décidons d’aller nous promener, et de nous arrêter à la pharmacie pour prendre des tubes d’homéopathie. A peine nous avons tourné dans la rue, je dis à chéri qu’il va devoir continuer seul, une violente contraction m’assaille de par en par, j’ai du mal à gérer cette nouvelle intensité, il est 11h45. Je me dirige en haletant dans le jardin de ma sage femme, car dans ma tête, et non dans mon corps, je me dis que j’ai le temps…et pourtant d’autres contractions violentes me font dire que cet accueil va être terrible s’il dure longtemps, du coup la panique s’installe en moi. Je gère tant bien que mal ces nouvelles contractions, accroupies dans l’herbe entre 2 poiriers, il est 12h05. Ma sage femme en m’entendant, sort de son cabinet et vient me voir, je dois avoir l’air ahurit, puisqu’elle me dit de la suivre dans son cabinet pour une nouvelle auscultation. 12h15 elle me regarde, et me dis nous n’aurons pas le temps daller à l’hôpital, je suis ouverte à 8, une autre contraction me saisit avec une envie de pousser quand je me relève…

Je vous précise que chéri n’est toujours pas revenu, elle prend donc son téléphone et lui dit de revenir rapidement le travail étant commencé. Elle prépare rapidement son cabinet pour m’installer, en attendant je gère ou pas ma douleur et ces contractions qui s’accélèrent à la vitesse de l’éclair, arrivant à peine à reprendre mon souffle, et là je sais que je perds pied. Chéri arrive, il est 12h35 pendant que moi je continue avec les encouragements de A (ma sage femme), j’hurle, j’halète, je vocifère, le côté animal prend toute sa place, je le sens descendre, et je me sens fatiguée, épuisée, je répète que je n’y arriverais pas, et je bloque, j’ai peur de ne pas réussir, je perds ma confiance en moi, et je continue à hurler pourtant chéri essaie de me rassurer, de m’aider, mais rien n’y fait. Je suis à 4 pattes, j’essaie le côté, et je reviens à 4 pattes, et ça y est il est 12h58, je sens qu’il est sorti, je ne l’entends pas, très vite elle nous dit que tous va bien, qu’il avait le cordon autour du cou et qu’il est choqué de la descente si rapide, je suis aussi choquée, les mots me viennent, mais j’ai du mal à réagir. A me pose mon bébé sur moi, nous faisons du peau à peau pendant 30 mn et tout revient dans l’ordre. Elio a sa première tétée et moi je prends enfin mes esprits, et je prends toute la dimension de cet accouchement qui fut intense et en même temps tellement magnifique ! J’aurais aimé géré mieux mes contractions, mais je me dis aussi que j’ai fait ce que j’ai pu avec mon histoire.

Nous prenons notre temps pour nous câliner, nous présenter et reprendre des forces, nous sortons vers 17h30 pour récupérer notre mini qui était gardée, du coup à 18h passé nous sommes à trinquer au bord d’un étang. Il dort paisiblement et je me sens bien, pas groguis mais libérée et apaisée de le tenir dans mes bras.

Une nouvelle page se tourne et commence pour nous….

Bienvenu à Elio dans notre famille 🙂

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13 comments

  1. Isabelle d'Ezevel says:

    Hello,
    Normal de perdre pied avec une dilatation aussi rapide.
    Je me rappelle moi aussi cette sensation de bien être après. Mes 2 derniers accouchement n’aurait pu sauter partout une fois la délivrance passée 😉

  2. Maud says:

    Quel bel accouchement 🙂
    je me reconnais dans ta description de cette douleur qui fait perdre pied <3
    Je suis heureuse pour toi que cet accouchement se soit passé (presque) comme tu l'avais imaginé 🙂

N'hésitez pas à me faire part de vos avis.....