La motricité libre [développement]

La motricité libre

Emmi Pickler, cette femme hongroise qui décèle que lorsqu’un enfant expérimente par lui même, l’enfant connaîtra mieux son corps, sera plus confiant, plus autonome et ainsi connaîtra mieux ses limites !

La motricité libre je ne l’ai pas utilisé pour ma première, trop novice, peu informée, et quel dommage, j’adore la pratiquer avec ma deuxième….

La motricité libre permet à nos enfants de faire une activité spontanée. Elle démontre que les enfants suivent un schéma « logique » de leur corps. C’est une philosophie du « prendre soin » , une philosophie inspirée par les découvertes d’ Emmi et de l’expérience de Loczy.

Sa pédagogie se base sur une approche du jeune enfant qui reconnaît:

– son besoin de construire et de vivre des relations interpersonnelles attentionnées et fiables.

– la liberté de mouvement et le plaisir d’agir comme moteurs de son développement

Qui cherche à :

– considérer un enfant comme un réel partenaire dans sa relation avec l’adulte

– le connaître et le prendre en compte dans son individualité

– donner du temps et de l’espace à ses rythmes et à ses initiatives

– accueillir ses manifestations émotionnelles et pulsionnelles

J’avoue que je n’ai pas pratiqué cette pédagogie pour mon aîné (10ans pas la même information…), quand je vois comment la deuxième se débrouille avec cette méthode, c’est assez impressionnant ! Cette méthode fait confiance à l’enfant !

On parle de méthode, mais c’est aussi ne philosophie de vie avant tout….j’aime respecter les besoins de chaque enfant, en l’observant dans son milieu naturel. Croire aux capacités naturelles de son enfant est important !

La motricité libre respecte le corps, concrètement pour un bébé cette méthode se traduit par : coucher son bébé sur le dos (sur un tapis, une couverture…) avec des objets intéressants à proximité sans le stimuler. Cette position est bien moins fatigante musculairement pour bébé. Il se mettra sur le dos lorsqu’il en sera capable et en manifestera le désir. Surtout choisir des vêtements adaptés, pieds nus ou des chaussons souples sont les meilleurs alliés pour leurs petons lorsqu’il commencera à se mettre debout ! Dans cette méthode on va proscrire le trotteur, de mettre le bébé dans une position inconfortable pour lui (assis s’il n’y arrive pas seul, debout, s’il n’en est pas capable…).

En résumé,  :

– offrir à l’enfant un mode de vie aussi tranquille et harmonieux que possible, ainsi qu’un environnement adapté et nourrissant ;

– ne pas inciter l’enfant à atteindre les différents stades de développement que les adultes estiment correspondre à son âge ;

– choisir des vêtements souples et confortables, qui n’entravent pas la motricité ;

– permettre à l’enfant d’être pieds nus (ou en chaussons/chaussures souples si c’est vraiment nécessaire) ;

– respecter le rythme de sommeil et d’éveil de l’enfant ;

– établir un régime alimentaire équilibré mais simple, défini avant tout par l’appétit de l’enfant ;

– Faire confiance à votre bébé

L’environnement doit être assez sécurisé, pas trop grand ni trop petit….

Lorsque l’on va mettre l’enfant dans une position qu’il ne connaît pas, sans s’en rendre compte l’enfant va être crispé, insécurisé, voir de l’angoisse. Il ne sait pas comment ni pourquoi il est arrivé dans cette position. Il ne sait pas comment quitter cette position puisqu’il n’y est pas arrivé seul. Il se sent en déséquilibre, donc inconfortant pour lui. Du fait il ne va pas apprendre. Avec le laisser libre, le bébé construit une image juste de lui même, de ses compétences, de sa valeur, tout en nourrissant un fort sentiment de sécurité, ainsi il va partir à la découverte du monde en toute prudence et plaisir !

Dans notre culture, on continu à croire qu’il faut aider le bébé à se retourner, se lever….ces pratiques seraient, selon certaines études, liées à la compétition ouverte, ou déguisée, pour savoir qui sera assis le premier, marchera en premier….

Toutefois cette méthode ne dit pas de laisser le bébé seul, livré à lui même, mais plutôt d’être observateur, encourageant, tout en étant bienveillant.

Dans mon espace professionnel, j’ai pu observer que les enfants dont les parents ne laissaient pas libre à l’enfant de « choisir », ils étaient souvent moins aptes à être confiant, ne faisaient pas d’étapes logiques dans l’acquisition soit de la marche, du quatre pattes….des bébés savaient se mettre debout alors qu’il n’arrivaient pas à se mettre assis seul !

Bien entendu chaque enfant à son rythme même dans cette méthode, le principal c’est de laisser le bébé, l’enfant, prendre confiance en lui tout en l’observant de manière bienveillante !

tableau-mouvoir

En conclusion, les enfants portent en eux le développement moteur. Le jeune bipède est destiné à marcher. Sauf handicap ou carence affective, tout être humain marche. L’enfant n’a nul besoin d’une main ou d’un objet pour marcher, il est programmé pour. Les positions intermédiaires (sur le ventre, assis, 4 pattes…) étant des étapes de l’acquisition de la marche, elles n’ont pas besoin d’aide pour se réaliser. Le comportement de l’adulte a donc un impact réel sur le développement de la motricité de l’enfant. Laisser l’enfant se mouvoir en liberté et en confiance n’est pas ne rien faire, bien au contraire. C’est tout simplement faire différemment.

Et toi comment as tu procédé avec tes enfants ? Ferais tu différemment en connaissance de cause ?

Rendez-vous sur Hellocoton !

4 comments

N'hésitez pas à me faire part de vos avis.....