Ma non violence éducative

Hier, le 30 avril, ça ne vous a pas échappé, c’était la journée de la non violence éducative ! Une réalité qui m’est arrivée en pleine figure il y a quelques années…petit rappel de ma pédagogie.

non violence

Qu’est-ce que la violence ?

Si l’on regarde dans le dictionnaire, voilà la définition :

La violence est l’utilisation de force physique ou psychologique pour contraindre, dominer, causer des dommages ou la mort. Elle implique des coups, des blessures, de la souffrance.

Selon l’OMS, la violence est l’utilisation intentionnelle de la force physique, de menaces à l’encontre des autres ou de soi-même, contre un groupe ou une communauté, qui entraîne ou risque fortement d’entraîner un traumatisme, des dommages psychologiques, des problèmes de développement ou un décès.

Et pour moi ?

La violence éducative, j’en ai pris conscience il y a déjà des années, seulement mon travail est long et fastidieux sur moi. La bienveillance commence déjà par soi même. Se connaître, se respecter, être moins exigent, ne pas vouloir donner mes peurs, mes envies, mes attentes à mes enfants et surtout ne pas reproduire ce que j’ai eu, ce qu’on m’a appris, la peur, la violence, la soumission, l’humiliation …

Mes filles, mes amours, ma fierté,

C’est dur d’être des parents, une maman, un papa en devenir, être parents c’est faire des erreurs, c’est montrer et dire que je ne suis pas parfaite. Être parents c’est se remettre en question, grandir avec la personnalité de mes filles. C’est leur donner le plaisir de grandir, de devenir autonome, de penser par elles mêmes.

Dans la réalité, dans mes observations, mes lectures, mon entourage,

Bon nombres d’enfants subissent des violences, violences verbales, physiques, ils ont peurs, tremblent, n’osent pas, reculent, ne savent pas, régressent…chacun d’eux a une réaction différente selon sa personnalité. Donc une claque, une tape, une fessée ne « tue » pas toujours (pourtant ça arrive), mais elles laissent des traces imperceptibles à l’œil, c’est plus profond, plus pernicieux plus vicieux…

D’autres violences, comme les injures, les dénigrements, les insultent, dévalorisent les enfants, les meurtris dans leur « moi » enfant ! Quand on a été habitué à les subir, il n’est pas évident de s’en défaire, j’y travaille chaque jours, chaque jours, je fais le bilan de mes faiblesses, de mes victoires…(les phrases du style t’es nulle, tu n’arrives à rien, est à bannir pour moi)

Et quand je vois ces enfants à qui on fait tout, ça me fait mal au cœur, ils savent mais ne peuvent pas, on leur coupe les ailes, ce actes dévalorise plus qu’on ne le pense. Leur regarde s’éteint peu à peu selon la personnalité et l’âge qu’ils ont… j’ai de la chance de l’avoir toujours mis en application, une des rares choses que je fais naturellement…

J’ai aussi enlevé toutes formes de punitions, coin au autres humiliations, quand colère il y a, je fais un câlin, ou si trop énervée des deux côtés je l’envoie se calmer sur un coussin, ou dans sa chambre ou moi dans la mienne, pour revenir l’une vers l’autres et parler…c’est comme si je ne faisais pas mon ménage et hop on me supprime mon pc…ou hop je fais un plat traiteur et hop on me punit de chocolat…je trouve cela injuste et pas très logique. Je préfère de loin responsabiliser, la réparation, c’est pour moi le meilleur moyen de compréhension…certes c’est plus long, plus répétitif…avec un résultat très agréable. Autant pour ma mini c’est gérable puisque je fais ça depuis le début, autant pour ma grande c’est beaucoup plus compliqué, avec mon changement de cap et ma prise de conscience.

Enfin, j’arrive à mon talon d’achille,le plus dur pour moi, et pourtant un de mes premier critère, le mimétisme, montrer l’exemple, quel dur labeur, et pourtant quand je vois ma mini faire comme moi, ça me fait peur…et ça me montre à quel point c’est crucial de me changer, changer mes manières de parler, ma vulgarité au volant, mon empressement….

Oui c’est dur d’être parents, de se remettre en question, de faire différemment de ce que nous avons connu, d’ouvrir les yeux, et pourtant je suis persuadée que c’est possible, j’y travaille ardemment, pour que mes filles grandissent en confiance, libre de leur choix, d’avoir leur libre arbitre, de répondre librement à des questions….la bienveillance s’apprendra toute ma vie, envers moi, mes enfants, ma famille, mes amies….pour mes ennemis on verra plus tard…

Je ne suis pas parfaite, je ne le serais jamais, j’ai ma personnalité, mon histoire, j’ai pris conscience que je serais toute ma vie une maman en devenir, une maman en apprentissage…tout cela pour le meilleur et pour le pire.

non violence

C’était ma participation aux jeudis éducation de chez Valérie Wondermômes. Et d’autres blogueurs, on participé :

macaron-rdv-education

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7 comments

  1. sophie mum says:

    alors moi j’avite de taper ca oui !!! mais pour les punitions c’est le coin pour qu’elle se calme et apres on discute mais elle passe par la case coin et meme quand on est chez lamoureux avec sa fille et ça marche assez bien car elle comprennent mieux voilà ma non vioence 😉

  2. Maman Mammouth says:

    J’aime beaucoup ton exemple avec le traiteur et le chocolat! Mais en fait c’est exactement ça!
    Très bel article 🙂

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