La girafe et le chacal qui sont-ils en CNV ?

« Si j’avais su je ne serais pas venue te chercher plus tôt », merci Julie pour cet exemple, et je pense que d’autres parents l’ont déjà pensé ou même dit à leur enfant,  Si l’on évite de procéder à un jugement ou une évaluation pour se concentrer sur une simple observation, cela peut signifier « je suis fatiguée tu bouges de trop ». Les sentiments qui en découlent peuvent être multiples (énervement, résignation, tristesse, …). Le problème qui se pose à cet instant est que si nous nous sentons, par exemple, dénigré, nous procédons à une interprétation de l’attitude de notre interlocuteur qui est peut-être loin d’être représentative de la réalité. Quel est notre besoin à ce moment ? Pourrions-nous le dire différemment à notre enfant ? Peut être qu’en disant : « Je suis fatiguée, j’aimerais beaucoup que quand je viens te chercher tu sois plus calme car je peux plus vite perdre patience ». C’est ici que Marshall Rosenberg utilise l’image des oreilles de girafe, grandes et ouvertes, par opposition aux oreilles de chacal. Alors que les premières permettent de voir ce qui se cache derrière les mots utilisés, les secondes s’arrêtent à la généralisation hâtive, au jugement et à la critique.

La communication non violente (suite….lire ici avant)

Les animaux dans la CNV

La girafe : Animal communicante au grand coeur, elle exprime l’empathie pour elle même et les autres. Elle n’entend aucune critique et est centrée sur ce qui est vivant chez les personnes, les besoins qui sont remplis ou ignorés.

Le chacal ne sait pas parler de lui, à la 1ère personne. Il n’a appris qu’à accuser l’autre de l’état qu’il ressent à l’intérieur de lui avec des « tu ». Son monde intéreiru lui est inconnu et a peur d’un refus qu’il n’ose pas demander.

Les 4 étapes de la CNV

⚠ Il importe de préciser que ces quatre étapes ne constituent en rien une démarche figée mais bien un processus qui varie et s’adapte aussi bien en fonction des personnes que du contexte socioculturel.


1ère étape : Observation d’un événement sans jugement. « Hier soir tu m’as dit que j’étais radine »

2ème étape : La description du sentiment présent à l’intérieur de soi. « Je suis toujours en colère »

3ème étape : Se connecter à soi, sur ses besoins, les nommer, « j’ai besoin de respect, de considératoin »

4ème étape : La demande : action pour formuler sa demander et remplir son besoin. « Peux tu m’aider ? » ou une demande de connexion « qu’est-ce que tu ressens quand je te dis cela ? »

Nos besoins

Ils sont de 3 ordres, de bien être, d’expression et de demande de connexion. La phrase a retenir pour communiquer avec le chacal est « qu’est ce que tu ressens quand je te dis cela ? ». En effet le chacal ne sait pas demander et est dépourvu d’empathie et ne sait pas se connecter à lui même. La girafe est donc là pour l’aider et le connecter à ses besoins.

Les grands besoins sont de survie, sécurité, sensations, respect de soi, réalisation de soi, célébration de la vie, grandes aspirations.

Nos émotions sont le calme, la joie, la confiance, l’énergie, la surprise, l’amour, la colère, la tristesse, la peur, la fatigue, la confusion, la tension…

« Si, conformément aux principes de la CNV, notre seule INTENTION est de donner et de recevoir avec bienveillance, et si nous mettons tout en œuvre pour manifester à l’autre cette intention, il nous rejoindra dans le processus offert, et tôt ou tard, nous parviendrons à communiquer de cette manière.

Je ne dis pas que cela se fera rapidement, mais je maintiens que la bienveillance s’épanouit inévitablement lorsqu’on reste fidèle à l’esprit et au processus de la CNV. » M. Rosenberg

Dans le prochain billet nous approfondirons certaines phrases que nous pouvons dire….si vous avez des pistes, des besoins, dites moi 🙂

En attendant si vous souhaitez afficher la girafe dans votre maison et commencer ce travail d’introspection elle est disponible ici

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